ACTUALITÉS


Les différents moyens que prend Dieu pour nous convertir
19 mars 2026, Saint Joseph
 
Mercredi des cendres : « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile ! »






Introduction avevc Blaise Pascal (1623-1662) Les Pensées
(Brunschvicg 553 / Tourneur p. 22 / Le Guern 717 / Lafuma 919 / Sellier 751)
- Console?toi. Tu ne me chercherais pas si tu ne m’avais trouvé.
- Je pensais à toi dans mon agonie ; j’ai versé telles gouttes de sang pour toi.
- C’est mon affaire que ta conversion ; ne crains point et prie avec confiance comme pour moi.
- Je te suis présent par ma parole dans la bible l’Écriture, par mon esprit dans l’Église et par les inspirations, par ma puissance dans les prêtres, par ma prière dans les fidèles.
- Je te suis plus ami que tel et tel, car j’ai fait pour toi plus qu’eux et ils ne souffriraient pas ce que j’ai souffert de toi et ne mourraient pas pour toi dans le temps de tes infidélités et cruautés comme j’ai fait et comme je suis prêt à faire et fais dans mes élus - et au Saint Sacrement.
 
Second Livre des Rois, chapitre 5, 1-19


Pieter De Grebber (vers 1600 –1652/1653), Elisée refuse les cadeaux de Naaman, Pays-Bas, Haarlem, Musée Franz Hals
Nouveau Testament :
1) Les miracles laborieux du Christ : Marc 7-8, Jean 9
2) Pierre et les conversions de Jésus : Matthieu 4, Luc 5, Matthieu 16, Luc 22, Jean 21
3) Les convertis du temps de la Passion : la femme de Pilate, Simon de Cyrène, le bon larron, le centurion romain
 
 
Conclusion : Dieu est ingénieux 
 
Grégoire de Narek (vers 945-vers 1010), Le livre de prières, Paris, Coll. « Cerf- Sources chrétiennes » n° 78, 1961, Quatre-vingt-neuvième prière.
Dieu et Seigneur,
Vie et créateur ;
 
Miséricordieux, Compatissant,
Lumière,
Longanime, sans rancune,
Ami des hommes, Très-Compatissant,
Dispensateur de dons, Sauveur ;
 
Béni,
Loué,
Exalté !
 
Refuge fortifié,
Abri sûr ;
 
Bonté qui exclus toute méchanceté,
Splendeur qui ne connais pas de ténèbres ;
 
Toi qui pardonnes les péchés,
et guéris les blessures ;
 
Ingénieux pour réaliser l’impossible,
qui atteins ce qui est inaccessible,
Toi qui trouves une solution aux cas désespérés,
 
Ton Nom a été proclamé :
« FILS DE DIEU »
 
A Toi et également à ton Père puissant et redoutable,
et à ton Esprit tout puissant avec Toi adoré,
gloire et liturgie d’action de grâces,
dans les siècles !
Amen






 
Conférence du Père Georges Ishac

 
Dimanche 15 mars 2026
Dimanche 15 mars 2026, à Seichamps, une trentaine de personnes ont assisté à la
conférence donnée par le père Georges Ishac sur le thème :
« Le Carême comme pèlerinage vers Dieu : la figure de Marie, pèlerine d’espérance selon
les Pères des Églises orientales ».
Le père Georges Ishac nous a invités à réfléchir aux différents mots de ce thème : le Carême,
le pèlerinage, l’espérance et la figure de Marie.
LE CAREME : UN CHEMIN VERS PAQUES
Le Carême n’est pas seulement une série d’efforts ou de privations, c’est avant tout un
chemin vers Dieu. Il peut être comparé au désert, un lieu de vérité où l’on apprend à :
• Se découvrir soi-même, reconnaître ses fragilités et ses tentations.
• Découvrir Dieu, qui nous accompagne dans nos combats.
• S’ouvrir aux plus pauvres et aux plus vulnérables.
Le désert n’est pas un lieu de fuite, mais un lieu de rencontre avec Dieu et avec les autres.
LE PELERINAGE : UN CHEMIN D’ESPERANCE
La vie chrétienne est un pèlerinage. Nous ne sommes pas des spectateurs mais des
marcheurs. Le Carême nous invite à avancer, à ne pas rester immobiles, et à marcher vers
Dieu avec confiance.
Ce chemin est un chemin d’espérance, qui nous conduit vers la lumière de Pâques.
C’est aussi un chemin intérieur qui nous transforme et nous renouvelle.
MARIE, PELERINE D’ESPERANCE
Chaque année, pendant le Carême, nous cherchons à faire des efforts. Mais une question
essentielle se pose : qu’est-ce que Dieu veut pour moi ?
Le Carême ne commence pas par nos efforts, mais par l’écoute de Dieu.
Marie en est le modèle. Elle ne connaît pas d’avance ce qui va se passer, mais elle dit oui avec
confiance.
Le père Georges Ishac a proposé de relire plusieurs moments de la vie de Marie pour éclairer
notre chemin de Carême. Il nous faut traverser avec foi ce que Marie a traversé avec amour.
• L’Annonciation : le Carême commence par l’écoute
Lorsque l’ange Gabriel apparaît, Marie tremble. Elle connaît les Écritures et comprend que
Dieu lui adresse un appel : « Je vous salue » ; « Ne crains pas » ; « Le Seigneur est avec toi ».
Le Carême commence par la prière et l’écoute de la parole de Dieu. Marie accueille cette
parole avant même de tout comprendre. Elle accepte de faire confiance.
Le père Georges Ishac a insisté sur ce point : le « oui » de Marie a changé l’histoire du
monde, et notre propre « oui » à Dieu peut changer l’histoire de notre vie.
• La Visitation : se mettre en route vers les autres
Marie se met en route pour rendre visite à sa cousine Elisabeth, parcourant environ 150 km à
pied. C’est un pèlerinage vers l’autre, un pèlerinage d’extérieur. Marie ne garde pas la grâce
reçue pour elle-même : elle la porte aux autres.
La rencontre entre Marie et Elisabeth symbolise aussi la rencontre entre l’Ancien et le
Nouveau Testament. La joie jaillit lorsque Jean tressaille dans le ventre d’Elisabeth. Le père
Georges Ishac a rappelé que la vraie joie vient de Dieu seul.
Trois mots résument cet épisode : Ecouter - Accueillir - Servir.
• Les noces de Cana : nommer le manque et intercéder
Aux noces de Cana, Marie remarque qu’il manque du vin. Elle ne prend pas la place de Dieu,
mais elle présente ce manque à son fils.
Le père Georges Ishac a montré que cette scène éclaire profondément notre Carême : nous
sommes invités à reconnaître nos pauvretés, nos manques, nos limites, non pas avec
désespoir, mais avec confiance. Le Carême est un temps où nous pouvons dire à Dieu : Voilà
ce qui me manque. Voilà ce qui m’empêche d’avancer.
Marie nous apprend ici l’intercession : porter dans la prière nos propres pauvretés, mais
aussi celles des autres. Le père Georges Ishac a utilisé une belle image : la prière est comme
une petite clé qui peut ouvrir une grande porte.
• Marie au pied de la croix : rester fidèle dans l’épreuve
Au pied de la croix, Marie demeure là, fidèle, avec Jean. Alors que beaucoup ont fui, elle
reste. Le père Georges Ishac a insisté sur ce point : le Carême ne consiste pas à fuir l’épreuve,
mais à demeurer fidèle au Christ au cœur même de l’épreuve. L’espérance n’est pas attendre
passivement que tout s’arrange. C’est croire que la vie garde un sens, même dans la nuit.
Marie apparaît ici comme la gardienne de l’espérance. Son amour demeure fidèle, pur,
donné jusqu’au bout.
• La Résurrection : ne pas rester au Vendredi Saint
Le Carême conduit à la Résurrection. Il ne s’agit pas de s’arrêter à la croix ni de rester
enfermé dans la faiblesse ou le découragement.
Le père Georges Ishac a rappelé que la foi chrétienne nous fait regarder plus loin : le
tombeau est vide, Dieu est fidèle à sa promesse, la vie l’emporte sur la mort.
La Résurrection, dans notre vie quotidienne, peut se manifester dans nos efforts cachés. La
Résurrection, c’est aussi demeurer uni au Christ sans fuir la croix, mais en la vivant
autrement, dans l’espérance.
• La Pentecôte : un chemin de foi
Enfin, le père Georges Ishac a évoqué la Pentecôte. Marie est là, au milieu des disciples, dans
la prière. Elle n’est pas au premier plan, mais elle soutient la communauté par sa présence
fidèle. Elle nous montre un chemin de foi.
En conclusion, le père Georges Ishac a résumé la vie chrétienne, le Carême et l’Evangile en
trois mots essentiels : Prière – Persévérance – Partage.
Trois attitudes pour marcher avec Marie sur ce chemin d’espérance qui nous conduit vers
Pâques.



 
 
 

Abbé Pierre DEMENOIS 
03 83 21 80 08

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