Une homélie est un commentaire de circonstance prononcé lors de la messe, après la lecture de l'Évangile,
dans plusieurs confessions chrétiennes :
le catholicisme, le christianisme orthodoxe, le luthéranisme et l'anglicanisme.
Le mot est devenu synonyme de
« sermon ».

26 juin 2022. (13° DO) (C)
(Pulnoy et Seichamps)

 
En ce début d'été, nous arrivons au terme d'une année scolaire et pastorale, à l'approche des vacances. Nous avons tous besoin de souffler et de secouer momentanément le carcan des soucis, des responsabilités et des problèmes. Bref, ce n'est peut-être pas le moment propice pour lancer ou relancer des appels et mettre en chantier de nouvelles activités.
Pourtant, la Parole de Dieu nous parle d'appel, d'engagement, de décision ferme et de mise en route, à l'image de Jésus prenant la route de Jérusalem. On pourrait dire que Dieu ne prend pas de vacances ! Il ne cesse d'appeler et d'embaucher. Son appel concerne tout le monde. Le message de ce dimanche décrit 4 aspects majeurs de l'appel de Dieu.
Elie appelle Elisée à lui succéder en jetant vers lui son manteau ; il devra porter sur lui la charge de prophète. Dans l'évangile, Jésus rencontre 3 hommes qui perçoivent un appel à le suivre, l'un parce que Jésus lui dit suis-moi ! Les 2 autres, par une sollicitation indirecte apparemment.
Comment Dieu appelle-t-il aujourd'hui ? Parfois, très certainement, l'appel retentit au fond du cœur, qui provoque une certitude immédiate ou progressive d'être interpellé. Souvent des événements, des personnes rencontrées ou des circonstances inattendues, provoquent une réponse à l'appel de Dieu :  des jeunes qui demandent le baptême, la confirmation. Nos vies sont jalonnées de signes à découvrir comme le veilleur guette les moindres bruits de pas.
Revoyons les textes de ce jour … Elisée est un homme très occupé, et il n'a pas tout à fait terminé son travail de labour lorsque le prophète Elie lui signifie qu'il doit venir à sa suite. Deux des hommes de l'évangile ont des affaires pressantes à régler, un deuil familial, des adieux à faire ou des relations à entretenir … Jésus a appelé ses premiers disciples au milieu de leurs filets de pêche, derrière un bureau de douane, ou en train de récolter des figues...C'est donc au cœur d'une vie concrète, déjà bien remplie avec ses travaux, ses démarches et ses tracas quotidiens que Dieu vient nous chercher, à travers les membres de l'Eglise. Il nous arrive alors de répondre nous aussi : je n'ai pas le temps, j'ai autre chose à faire pour le moment … plus tard … appelle  donc les autres sûrement plus libres que moi … cela veut dire que, si nous attendons de n'avoir rien à faire, nous ne serons jamais disponibles à l'appel de Dieu.
Elisée sacrifie son outil de travail ! Il donne tout dans un geste définitif qui le libère. Dans l'évangile, les 3 appelés ont quelque chose à laisser derrière eux : l'un son confort douillet pour une vie de nomade ; les autres des devoirs de famille qui semblent par ailleurs légitimes. Répondre présent à l'appel de Dieu exige des renoncements et des ruptures, nous le savons bien ; comment pourrait-il en être autrement ? Même humainement, dans nos professions, nos emplois bénévoles et nos engagements associatifs, la disponibilité ne va pas sans des choix. Accepter une responsabilité coûte obligatoirement, car cela entraîne des sacrifices de loisirs, de temps libre et de tranquillité. Et face aux appels de Seigneur, (de l'Eglise) , nous sommes tentés de dire : Seigneur, tu me demandes de trop … c'est trop difficile … je ne suis pas fait pour ce genre de mission !
Paul, dans la 2° lecture, dit que nous avons été appelés à la liberté. Souvent celles et ceux qui répondent à l'appel de Dieu sont libérés, épanouis ! Je n'ai pas de plus grand bonheur que toi, a dit le psaume tout à l'heure.
Le 3° homme de l'évangile a répondu oui, mais il demande un délai pour revenir prendre congé de sa famille. C'est tout naturel, disons-nous, c'est vrai.
Cependant Jésus lui dit : Celui qui met la main à la charrue et regarde en arrière, n'est pas fait pour le royaume de Dieu. Parole rude, mais l'image de celui qui laboure en avançant à reculons, est assez suggestive : comment pourrait-il tracer un sillon tout droit ? Répondre à un appel du Seigneur exige une ferme détermination … Jésus lui-même, le visage déterminé, dit le texte d'évangile, prit la route de Jérusalem : rien ne pourra le faire renoncer à sa mission. Revenir avec regret sur notre engagement ou pour s'assurer des résultats immédiats, condamne à l'inefficacité. Tenir est plus difficile encore que commencer ! La fatigue, la routine, les lassitudes, les ingratitudes risquent de nous déstabiliser dans nos engagements humains ou chrétiens. Alors vient le découragement ou l'envie d'abandonner.
Le Seigneur ne nous appelle pas pour une générosité partielle. Au lieu de regarder en arrière, tournons-nous vers l'avant, c'est là que le Seigneur nous précède ! Laissons les paroles de Paul résonner encore en nous-mêmes : mettez-vous par amour, au service les uns des autres... et encore : laissez-vous conduire par l'Esprit !
P.Georges

 

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